"Plus de mentions "très bien" et "bien", notre concours post-bac attire de bons candidats"


Bertrand Bonte (Geipi-Polytech) : "Plus de mentions "très bien" et "bien", notre concours post-bac attire de bons candidats".

Nouveau concours pour les STI2D et STL, forte progression du nombre de candidats et de mentions « très bien » et « bien » … : les 26 écoles du concours Geipi Polytech dressent un bilan satisfaisant de l’édition 2012. Bertrand Bonte, le président du concours Geipi Polytech, vient de voir son mandat renouvelé. Il revient sur les temps forts du dernier concours et les innovations du prochain.


Vous inaugurez un nouveau concours destiné aux bacheliers STI2D et STL, en 2013. Les écoles s ’ouvrent donc davantage aux bacheliers technologiques ?
« Effectivement, le concours Geipi Polytech s’ouvre aux terminales STI2D (les 4 spécialités) et STL (spécialité Sciences physiques et chimiques appliquées en laboratoire), à partir de 2013. Toutes les écoles ne recruteront pas sur ce nouveau concours. Une vingtaine des 26 écoles du concours devrait soit recruter des STI2D et STL, soit des STI2D uniquement. Au total, 400 places seront ouvertes sur ce nouveau concours. Certaines écoles vont s’adosser à des IUT partenaires permettant à leurs élèves d’obtenir un DUT. Ce concours sera « synchronisé » avec la première promotion de bacheliers STI2D qui sortira en juin 2013. Cette série de bac  a été rénovée et renforce les matières scientifiques. Ainsi, les enseignements sont plus appropriés aux études d’ingénieurs. Il existe de bons profils parmi les bacheliers technologiques mais ils s’autocensurent et n’osent pas tenter une intégration dans une école. »

Quel bilan dressez-vous de l’édition 2012 du concours Geipi Polytech ?
« Nous avons accueilli 10500 candidats cette année, ce qui représente une augmentation de 7 % du nombre de candidats par rapport à l’édition 2011. Avec près de 2300 entrants, nous tablons sur un taux de remplissage de l’ordre de 96 %. Cette petite différence s’explique, par exemple, par les désaffections de dernière minute en septembre, de candidats ayant maintenu leur inscription dans les écoles jusqu’au jour de la rentrée et qui ne s’y sont pas présentés. Mais ce sont des problématiques à la marge. »

Plus de candidats, et des candidatures de qualité ?
« Oui, c’est un constat que nous faisons cette année. Nous avons plus de candidats ayant obtenu des mentions « bien » ou « très bien » et moins de mentions « passables ». Le taux de mention « très bien » s’élève à 10 %.

Les écoles post-bac suscitent donc davantage l’engouement des candidats ?
« Les écoles du concours Geipi Polytech recrutent davantage en nombre et en qualité ! On comptabilise près de 12 000 candidats recrutés après le bac. Avec 2300 places offertes, notre concours en recrute 20 %. On dénombre un peu moins de 20 000 inscrits en prépas scientifiques. En termes de ratio, nous ne sommes pas sur des populations identiques mais le différentiel a tendance à diminuer. Les écoles d’ingénieurs qu’elles soient post-bac ou post-prépa ont vocation à offrir de réelles perspectives d’emploi à leurs diplômés. Aujourd’hui, il y a une prise de conscience collective en faveur des écoles d’ingénieurs post-bac. Par collective, j’entends les parents, les CIO, les enseignants  qui ont pris conscience que les écoles post-bac représentaient une bonne alternative à la prépa. »

Il y a eu une recrudescence de créations de concours l’an passé. Vous avez fait des émules ?
« De nombreuses écoles recrutaient de manière indépendante.  Il s’agit donc juste d’une rationalisation, tout le monde sait quels avantages procurent un concours communs. Jugez plutôt. Un candidat au concours Geipi Polytech peut présenter jusqu’à 26 écoles, en ne passant qu’une seule série d’épreuves et en n’effectuant qu’une seule inscription à 60 euros pour l’ensemble des écoles. En pratique, un candidat présente en moyenne 6 écoles. Rares sont ceux qui en retiennent 26 ! Beaucoup vont tenir compte d’un critère géographique et thématique. »

Avez-vous des déceptions ?
« Oui, le pourcentage de filles est un point de déception ! Leur répartition est très inégale selon les écoles. Comme toujours les filières des sciences du vivant attirent davantage les filles. Agro Sup ou les filières bio des Polytech sont très féminisées. Mais cela n’est pas suffisant. Toutefois, avec 19 % de filles, Télécom Lille, par exemple, se situe dans la moyenne nationale ! Enfin, après avoir connu une forte progression, le nombre de candidats bac+1 au concours 2012 a clairement diminué". Les passerelles de réorientation qui semblent plus efficaces en fin de premier semestre universitaire, pourraient expliquer cela. »

Propos recueillis par Karine Darmon
> Source : Studyrama Grandes Ecoles : 10/10/2012
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